Amadou Diallo, Président Directeur Général de DHL Freight: « DHL est la seule entreprise de logistique du monde qui opère dans tous les 54 pays africains, et même au Sud Soudan »

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Entretien avec Monsieur Amadou Diallo, Président Directeur Général de DHL Freight, Allemagne

Le 10 Octobre 2014 nous avons rendu visite à DHL Freight, une succursale de Deutsche Post DHL, un leadeur dans la prestation de services dans les transports terrestres sur route, chemin de fer et transport intermodal en Europe, dans une grande partie de la Communauté des Etats indépendants, en Afrique du Nord, au Moyen Orient et aux USA. Nous avons parlé avec Amadou Diallo, Président Directeur Général de DHL Freight, Allemagne.
 

Monsieur Diallo je vous remercie pour votre disponibilité. Vous êtes un compatriote qui fait carrière hez DHL depuis près de 20 ans. En quelle année avez-vous commencé ?

Diallo : C’était en 1996 à Deutsche Post (poste allemande) qui est devenue Deutsche Post DHL.

J’ai le souvenir que vous étiez avant au département du controlling (contrôle de gestion).

Diallo : Oui en 1996 j’étais responsable du controlling en Allemagne, en Autriche et en Suisse.

A quelle date DHL a été achetée par Deutsche Post ?

Diallo : J’étais déjà employé à Deutsche Post avant l’acquisition de DHL. J’étais en ce temps-là  chez Nedlloyd, une entreprise néerlandaise. Cette entreprise a été rachetée par Deutsche Post tout comme Danzas et de nombreuses autres sociétés parce que leur stratégie été d’étendre leurs activités du courrier postal à la logistique. A l’époque,  dans les années 1996-97, la vision été que l’économie mondiale se développerait de telle manière qu’on n’écrirait plus tellement de lettres dans les 15 années à venir. La numérisation était en marche. Et c’est ainsi que j’ai été embauché pour mettre en place un département courrier-express à Bonn. A cette époque, Deutsche Post avait le sobriquet « poste rampante ou smail ». Nous étions un petit groupe qui avions été embauché au ministère de la poste et des télécommunications pour mettre en place un département logistique. Comme chef du département logistique, on m’a demandé de mettre en place le département du courrier-express.

Comment en êtes-vous sorti ?

Diallo : Très bien ! A l’époque, Deutsche Post ne connaissait que des stagiaires sénégalais. Et après, ils ont appris à travailler avec des jeunes managers expérimentés dans les activités internationales et j’ai appris à collaborer avec des fonctionnaires.

A quelle date DHL a été rachetée par Deutsche Post ?

Diallo : En 2002. En ce temps-là, j’ai été en France comme contrôleur de gestion des participations chez DHL au moment où Deutsche Post ne détenait encore que 10% des parts. J’étais PDG de Ducros, une entreprise  de logistique qu’on avait rachetée en France. C’est ainsi que j’ai passé quatre ans à Marseille. C’est pendant ces années qu’on a pris 100% de DHL. Je suis resté en France jusqu’en 2003 ayant sous ma responsabilité l’intégration de DHL-France, Danzas et 13 autres entreprises que nous avions rachetées sur place. Après la France, on m’a demandé de revenir en Allemagne pour mettre sur pied un département logistique en plus du courrier et de l’express qui existaient déjà. On m’a nommé Directeur administratif du département logistique pour le marché mondial. Après la mise en place de ce département, on est passé à l’acquisition d’Exel, une entreprise britannique qui employait 110 000 personnes.

Que faisait Exel ?

Diallo : Que de la logistique. Ils étaient leadeur mondial. On m’a demandé d’aller en Angleterre avec un collègue chinois pour intégrer Exel à DHL.

Qu’avez-vous fait après votre séjour en Angleterre ?

Diallo : Je me suis rendu directement à Singapour après l’intégration d’Exel. A l’époque, il ne faisait aucun doute que l’Asie était un pôle de développement. Personnellement, j’avais aussi envie de travailler hors de l’Europe. D’autre part, l’Asie était le new exciting market. A partir de Singapour, j’ai contribué au développement de nos filiales au Vietnam, Sri Lanka, Bengladesh, Pakistan et dans tout l’Asie du sud-est. La Chine était déjà connue, ce qui n’était pas le cas des autres pays asiatiques que je viens de citer. J’étais PDG des régions Asie et Pacifique. Rien qu’en Inde, DHL est présente dans 500 villes et emploie plus de 17 000 personnes. C’est en 2010 qu’on m’a proposé le continent africain. Et on a ouvert des filiales dans 25 pays africains à partir de l’Asie.

Pourquoi à partir de l’Asie ?

Diallo : Je suis né en Afrique et j’ai vécu là-bas. Et de mon point de vue, les pays tels que le Vietnam ou l’Inde n’étaient pas tellement différents de ce que je savais de la Tanzanie, du Kenya, de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal car les ressources et le savoir-faire dont nous avions besoin pour notre développement en Asie étaient sensiblement les mêmes que ce qu’il nous fallait avoir en Afrique. Tous les directeurs que j’avais embauchés en Afrique ont été formés en Asie ; ce qui était plus pratique pour eux là-bas qu’en Europe.

Parlons à présent du marché africain. Combien de filiales a DHL en Afrique ?

Diallo : DHL est la seule entreprise de logistique du monde qui opère dans tous les 54 pays africains, et même au Soudan du Sud. Nous sommes depuis 36 ans sur le continent africain. Actuellement, nous avons en Afrique une empreinte qu’aucune autre entreprise de logistique a dans le monde entier. Même les grandes entreprises françaises comme la SDV ne sont principalement que dans les pays francophones et pas comme nous au Mozambique, au Rwanda ou en Angola. D’autre part, DHL emploie 10 000 personnes en Afrique et parmi eux, moins d’un pourcent vient hors d’Afrique. Les employés que nous avons formés sont tous des Africains, nés en Afrique. Parmi les 10 000 employés, nous en avons formé 4 000 comme agents d’expédition. Ceux qui travaillent sur le marché de l’express sont appelés Certified International Specialist. Nous avons aussi des managers de second et troisième rang qui ont acquis une expérience internationale dans les entreprises où ils travaillaient avant. Nous les avons formés et ce sont eux qui dirigent nos affaires en Afrique. J’en suis très fier.

Quand nous nous sommes rencontrés au Bundestag il y a quelques jours, vous avez dit que vous transporté de la marchandise par un trajet routier entre l’Europe et le Sénégal. Qu’en est-il exactement ?

Diallo : Il y a 15 ans, la Banque Asiatique de Développement avait mis sur pied un projet dont le but était de relier les villes asiatiques. La banque Africaine de Développement a aussi un projet similaire. Si aujourd’hui, il est difficile de voyager par la route entre l’Algérie et le Maroc, c’est uniquement dû à des raisons politiques. C’est la même chose entre la Libye et l’Egypte. Mais il y a des routes praticables entre Gibraltar et le Sénégal. Ce sont des autoroutes tout à faire correctes avec des restaurants et des hôtels. Ce trajet n’a rien à voir avec le rallye Paris-Dakar que vous voyiez à la télévision avant. C’est un trajet avec beaucoup de contrôles radar et des policiers et vous y rencontrez des étudiants allemands qui y font du camping.

DHL utilise-t-il ce trajet uniquement pour le marché interafricain ou pour le transport des marchandises entre l’Afrique de l’ouest et l’Europe et vice versa ?

Diallo : Prenons le marché entre l’Allemagne et la Russie pour exemple. Le client peut décider s’il veut que son produit soit transporté par avion, par voie maritime en passant par la Finlande ou par voie terrestre par la Pologne. Il choisit la solution la moins chère pour l’acheminement de sa marchandise. C’est la même chose entre l’Europe et l’Afrique. Nous constatons que la clientèle a de plus en plus tendance à préférer la voie routière et ceci pour plusieurs raisons : les douaniers sont moins compliqués que dans les ports et les aéroports. Ceci est aussi valable pour les contrôles de sécurité. Il y a aussi moins de contraintes et c’est plus rapide parce qu’on n’affrète pas tous les jours un avion-cargo sur Dakar et la route est toujours libre. D’autre part, si l’on a besoin que d’un conteneur, il n’est pas nécessaire de déplacer un avion ou un bateau de la compagnie Maersk. La marchandise de la France, de l’Espagne et du Portugal destinée au Sénégal est de plus en plus transportée par voie routière. Et du Sénégal, vous pouvez atteindre le Mali, la Guinée et les autres pays de l’Afrique de l’ouest. Ceci est aussi valable pour le port de Mombasa au Kenya, en passant par la Tanzanie et l’Ouganda jusqu’au Rwanda.

Ce qui veut dire que Dakar peut être un hub (plaque tournante) pour les pays voisins du Sénégal.

Diallo : C’est déjà le cas. Nous avons trois fois par semaine un Boeing 747 entre Bruxelles et Dakar. Ce qui veut dire que pour DHL, Dakar est déjà un hub. Dakar est aussi un hub par voie maritime. Ce qui est aussi valable par voie routière car si la marchandise transportée par avion ou par bateau se trouve déjà à Dakar, il est plus raisonnable d’acheminer aussi la marchandise qui arrive par voie routière jusqu’à Dakar afin de tout rassembler sur place et faire du dispatching vers les pays voisins.

Que transporte DHL vers Dakar ?

Diallo : Toutes sortes de marchandises. Au Mali par exemple, il a y de plus en plus de gens qui ouvrent un compte bancaire parce qu’ils ont plus de pouvoir d’achat. Le fait qu’ils travaillent de plus en plus avec les banques se traduit par une augmentation de la demande en distributeurs automatiques. Ces distributeurs sont fabriqués en Europe de l’est, en Amérique et en Asie et sont acheminés à Dakar parce qu’au Sénégal aussi on utilise de plus en plus de distributeurs. Le reste est envoyé au Mali. Il y a aussi de plus en plus de d’industries minières au Mali qui acheminent le matériel dont ils ont besoin sur Dakar. Ceci est aussi valable pour les biens de consommation. En Afrique de l’ouest, on achète beaucoup de produits textiles et de chaussures fabriqués en Italie. Tout ceci fait partie de notre business. Nous transportons aussi beaucoup de produits fabriqués en Asie vers l’Afrique de l’ouest par Dakar.

Quels produits sont transportés de l’Afrique de l’ouest vers l’Europe. S’agit-il d’un marché encore rudimentaire ?

Diallo : Pas du tout. J’ignore ce que vous appelez rudimentaire mais sachez que ce marché se développe de plus en plus. Il n’a certes pas encore atteint un état mûr mais il s’en approche de plus en plus. Il y a beaucoup d’entreprises pharmaceutiques du Maroc qui se sont établies au Sénégal et y fabriquent des herbicides parce que c’est pour eux un pays à bas coûts. Ces produits sont envoyés en Espagne. Le Sénégal transforme beaucoup de fruits et légumes, exporte beaucoup de poissons et de plus en plus de thon en boîtes de conserve. Il y a des entreprises françaises qui fabriquent de plus en plus de textiles au Sénégal et au Mali et de nombreux designers spécialisés dans la mode s’y installent. Les entreprises minières envoient beaucoup d’échantillons dans des laboratoires européens avant de commencer leur production en série au Mali ou au Sénégal.

Lors du 1er sommet économique Allemagne-Sénégal de l’année dernière, Fraport, l’entreprise qui gère l’aéroport de Francfort, avait dirigé un panel. Puisqu’ils ont gagné le marché de la gérance du nouvel aéroport de Ndiass au Sénégal et qu’ils travaillent avec vous en Allemagne, il y va sans doute de soi que Fraport collabore aussi avec DHL au Sénégal.

Diallo : Au Sénégal, leur entreprise s’appelle Daport. Nous avons fait des options pour construire des entrepôts à côte du site du nouvel aéroport de Ndiass depuis que la décision de sa construction est tombée car à notre avis, on travaille mieux comme hub logistique dès qu’on a un nouvel aéroport. Raison pour laquelle on va transférer notre hub de Dakar à Ndiass pour mieux travailler avec Daport. Ceci est aussi valable pour la distribution internationale que nous faisons. Rien que pour ça, nous avons une option sur deux grands entrepôts. Nous avons l’intention d’y entreposer des produits qui viennent d’Afrique et de les conditionner afin qu’ils puissent être exportés dans les mêmes conditions qu’en Europe. Nous allons aussi entreposer à Ndiass les produits qui viennent d’Europe et les livrer en temps et en heures dès que le client nous dit par exemple qu’il en a besoin dans les trois jours. Ce sont des entrepôts frigorifiés en fonction de la nature du produit.

Quels sont les montants que DHL a déjà investis ou compte investir à court terme pour ces entrepôts?

Diallo : Nous avons construit au Sénégal plus d’entrepôts que nous pensions. Quand j’étais pour la première fois au Sénégal, nous avions environ 100 employés. A présent, nous en avons 500 et nous allons construire encore plus d’entrepôts car l’armée allemande a choisi d’installer sa base militaire au Sénégal pour ces activités en Afrique de l’ouest. Les Américains font la même chose. Il y a énormément d’activités sur place et beaucoup de projets d’infrastructure qui y sont prévus. Il y a aussi de nombreux investisseurs dans le secteur de l’énergie et des mines qui sont sur place. Il y en a tellement qu’on a du mal à trouver le personnel qu’il faut pour satisfaire la demande et ceci est valable pour les autres pays africains.

Etes-vous en manque de personnel ?

Diallo : C’est le personnel qualifié qui nous fait défaut.

Vous venez de dire que DHL a formé 4 000 employés en Afrique. Dans ce cas, cela ne devrait pas poser de problème pour en former au Sénégal ?

Diallo : Le problème ne se pose pas seulement au Sénégal ; un pays qui affiche un taux de croissance de 4,5%. Même dans les pays comme la Sierra Leone et le Libéria qui ont système de santé déplorable, on table sur un taux de croissance de 13 à 14%. L’Ethiopie qui a 85 millions d’habitants a un taux de croissance de 10% depuis ces huit dernières années. Ceci est valable pour le Mozambique, L’Angola et le Congo. Comme vous le voyez, de nombreuses branches se développent sur le continent africain qui a une superficie de plus de 30 millions de km2 dont il faut s’occuper. Et il n’est pas facile de former un personnel talentueux partout et en même temps. Nous ne sommes ni une université ni un institut de formation. Nous travaillons avec les moyens du bord et la croissance économique évolue plus vite qu’on ne le pense.

Pour en revenir au Sénégal, combien de personnes vous faut-il former pour que votre business évolue correctement ?

Diallo : Nous avons ouvert une filiale à Touba au centre du Sénégal. Dans cette ville, il y a beaucoup de gens qui ont appris l’arabe et ne parlent ni le français ni l’anglais. Ce qui oblige les employés de notre entreprise à accomplir toute la technique organisationnelle en arabe ou en wolof à Touba. Et dans le back office (post-marché), nos employés doivent traduire tous ces accords en anglais afin qui nous puissions traiter nos affaire comme on le fait dans les autres pays. Aucune entreprise de logistique ni même sénégalaise n’a de filiale à Touba et pourtant c’est le second pôle économique du Sénégal après Dakar. Vous pouvez donc vous imaginez que c’est beaucoup plus compliqué que de former un agent d’expédition à Düsseldorf mais nous faisons de notre mieux. Nous faisons la même chose à Ziguinchor au sud-ouest du Sénégal parce qu’il y a là-bas aussi beaucoup d’activités économiques. Nous sommes aussi en Guinée-Bissau parce que c’est un pays qui exporte beaucoup de produits en Inde à travers le Sénégal. Nous accompagnons les Indiens en faisant travailler les talents sénégalais que nous avons parce qu’en Guinée-Bissau on ne trouve pas de main d’œuvre qualifiée.  Chez DHL en Afrique, nous employons beaucoup de Sénégalais au Ghana, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau et aux îles du Cap-Vert parce qu’ils ont une bonne formation.

Vous venez de citer la ville de Ziguinchor. Je suppose que la principale activité de DHL est le transport de fruits et légumes ?

Diallo : C’est surtout des routes qui y sont construites. Raison pour laquelle on y transporte beaucoup de machines et du matériel de chantier. Mais quand vous allez vers la Guinée-Bissau, vous constatez que ce pays est le plus grand producteur du monde de noix de cajou et détient 55% des exportations mondiales. Raison pour laquelle les noix de cajou sont d’abord acheminées à Dakar avant d’être exportées en Inde. C’est en Inde que la transformation est faite. En Afrique, seul le Congo transforme sur place. La production du Sénégal et de la Guinée-Bissau est transformée en Inde, conditionnée en petits paquets qui vous sont distribués sous forme de snack quand vous prenez l’avion. La plus grande partie vient de la Guinée-Bissau.

Ce qui veut dire que c’est un marché pour les Sénégalais qui pourrait faire de la transformation et de l’emballage de noix de cajou ?

Diallo : Exact !

Venons-en à présent à notre sommet économique du 7 novembre prochain. Serez-vous présents ?

Diallo : J’y serai.

Formidable ! Je me réjouis de votre présence. Je pense que vous pouvez participer à débat qui aura lieu le matin et au panel Food Processing l’après-midi. Des membres de la CAOPA (Confédération Africaine des Organisations de la Pêche Artisanale) du Sénégal et de la Côte d’Ivoire participeront à ce panel. Ils s’intéressent à la transformation du poisson en filets et à son emballage afin qu’ils puissent le vendre en Europe et pourquoi pas en le transportant par DHL. Avez-vous des solutions à leur proposer ?

Diallo : Nous avons mis en ligne une plateforme qui s’appelle www.allyouneed.com il y a peu de temps. Vous pouvez y commander des produits alimentaires et vous faire livrer chez vous. Ça fonctionne comme une plateforme de revente mais c’est du commerce en ligne. Ils peuvent l’utiliser. Nous collaborons aussi avec l’organisation mondiale de la santé basée à Genève et avec ITC. Nous gérons des projets communs au Rwanda, au Bénin et en Ethiopie. Nous leur apprenons comment conserver et conditionner dans les meilleures conditions et en adéquation avec les normes européennes des produits qui pourrissent vite. Nous exportons aussi beaucoup de poissons de la Norvège. Il y a aussi beaucoup d’exportation de poissons et de viande de l’Australie au Japon qui est un pays connu pour ses normes rigoureuses. Tout cela pour vous dire que nous avons acquis beaucoup d’expérience de différentes régions du monde dont on pourrait tirer profit en Afrique. Mais nous devons aussi apprendre à nos paysans que cela n’a pas de sens de vendre toute leur production au marché de gros de Rungis en France. Ils devraient aussi essayer de vendre leurs produits au Japon, en Australie ou dans des pays où l’on gagne le plus d’argent au lieu de faire une vente en sens unique.

J’espère que ce que vous venez de me dire ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd quand ils l’entendront le jour du sommet économique. Les représentants de la CAOPA veulent présenter ce qu’ils ont appris en Allemagne pendant la journée mondiale de la pêche qui sera organisée à partir du 19 novembre 2014 à Dakar.

Diallo : J’espère qu’ils auront beaucoup de participants japonais qui vont leur apprendre comment on fait du sushi afin qu’ils le vendent en Europe. Ils pourront se faire ainsi beaucoup plus d’argent qu’en vendant un poisson entier.

Propos recueillis par Ibrahim Guèye

 

www.dhl.com/freight

DHL Freight, succursale de Deutsche Post DHL, est un leadeur dans la prestation de services dans les transports terrestres sur route, chemin de fer et transport intermodal en Europe, dans une grande partie de la Communauté des Etats indépendants,  en Afrique du Nord, au Moyen Orient et aux USA.

Avec environ 130 000 employés dans plus de 50 pays, plus de 44 millions de tonnes sont déplacées par année. Le transport de lots complets, les chargements partiels, les cargaisons à la pièce ou par groupage, le transport intermodal, la logistique d’approvisionnement ou de distribution, la logistique des Salons professionnels ou de produits alimentaires, le transport de produits de haute qualité ou sensibles à la température font partie des divisions et des produits offerts par DHL Freight qui agit aussi comme fournisseur leadeur de prestations de services en logistique.

Le siège social de DHL Freight se trouve à Bonn tout comme le siège de la ma maison-mère Deutsche Post DHL qui employait en 2013 environ 480 000 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 55 milliards d’euros.

17 octobre 2014

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